Collectif du lion: "Un truc comme ça"

Poésie tribale

Avec Laurence Vielle textes, voix | Michel Debrulle batterie, grosse caisse de Binche | Teuk Henri guitare, harmonica | Nicolas Puma basse, électronique | Christine Verschorren son, modulation

La voix de Marguerite Duras (extraits d’interviews) les relie dans une forme d’intemporalité jouissive.

Un truc comme ça est poétique bien sûr, mais c’est aussi un chant profond, un voyage libératoire pour chacun-chacune.

La complicité des trois musiciens et de l’ingénieuse du son, à l’écoute de la parole de Laurence Vielle, est une des forces majeures de cette rencontre, à travers des univers musicaux divers : pop, jazz, noise, tribal…

Un truc comme ça c’est le monde qui va comme il va.

La poésie de Laurence Vielle parle de ce monde-là et dialogue avec les mots de Marguerite Duras (extraits d’interview). Ça remue, ça bouleverse, ces deux voix-là qui tentent de trouver une issue dans le chaos du monde.

« J’ai perdu la terre docteur, c’est grave ? J’ai perdu la terre, j’ai perdu le ciel. Est-ce que vous m’entendez ? »

Ainsi s’ouvre Un truc comme ça et ce truc comme ça serait peut-être ce que chacun de nous traverse, ce que notre monde traverse.

Dans les textes de Laurence Vielle, iel est toutes les filles et tous les garçons du monde, iel danserait bien une danse en silence sans frontières sans barrières.

Qui sommes-nous, nous qui déambulons, qui nous gavons de vitesse, de machins, de canettes, nous qui avons parfois le sentiment de marcher aux derniers jours de l’humanité, nous qui prenons un détour au fin fond des dessins de Lascaux pour ressourcer nos coeurs, nous qui travaillons sans plus trop savoir pourquoi et « que perdons-nous en gagnant nos vies ? Dis-moi, tu gagnes ou tu perds ? ». Et puis on chante « adieu les gens, l’absolu c’est maintenant, pas derrière pas devant ».

Marguerite Duras répond aux mots de Laurence Vielle de sa voix reconnaissable entre toutes : « que le monde aille à sa perte, c’est la seule politique. Plus la peine de nous faire le cinéma du cinéma. On ne croit plus rien. »

Et la batterie de Michel Debrulle se mêle à la basse de Louis Frères (ici remplacé par Nicolas Puma) et aux guitares de Teuk Henri pour ébranler nos carcasses tandis que Laurence clame encore « qu’il nous reste le poème à la bouche comme une fleur entre les dents, et que nos yeux, oui nos yeux brillent d’un espoir insensé ».

Et celles et ceux qui entendent Un truc comme ça se sentent, en sortant de là, comme réparés.

 

https://www.collectifdulion.com/

Mot du Ventre de la Baleine

Que se passe-t-il lorsqu’une meute de lions s’en vient rugir dans les entrailles d’un Ventre de Baleine insatiable ? Le spectacle que le collectif a construit autour de la poétesse laurence Vielle et de ses textes est inclassable. Je l’ai vu, et parce que je l’ai trouvé dur, j’ai tenté de le mettre à distance sûrement pour me protéger… Mais il continuait de m’accompagner bien plus que beaucoup d’autres spectacles qui me plaisent mais que j’oublie presqu’aussitôt et auxquels je ne penserai plus jamais. Un spectacle violent et beau. Un spectacle violent mais très beau. A chacun de le recevoir comme il peut.

 

Date / Heure :
Date(s) - vendredi 13/11/2026
20:30

Emplacement :
Liège (centre ville) – Passerelle Saucy
Quai de Gaulle
4020 Liège
Belgique

Public :
Tout public

Durée :
60 min.

Prix :
Plein 15€ / Réduit 10€

Catégories :

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