"J'ai marché jusqu'à vous", documentaire de Rachid Oujdi + débat + concert d'HK

 PROJECTION EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR

Prix du Public – Meilleur long-métrage Festival Amnesty International 2017 « Au Cinéma Pour Les Droits Humains »

Ils ont moins de 18 ans,

on les appelle les « Mineurs Isolés Etrangers ».

Venus seuls, principalement d’Afrique et du Moyen Orient, ces voyageurs sans visas débarquent à Marseille, au terme d’un long périple.
En attendant leur majorité, ils sont censés se trouver sous la protection de l’Aide Sociale à l’Enfance. Mais avant cette « mise à l’abri » rarement immédiate, ces jeunes subissent la rue, les réseaux malveillants et la suspicion des institutions.

Un parcours éprouvant filmé avec distance et pudeur par les caméras de Rachid Oujdi qui révèle un double paradoxe. Car à leur majorité, ces jeunes n’auront, peut-être, pas la possibilité de rester sur le territoire français.

Réalisation : Rachid Oujdi
Image : Jean-Christophe Gaudry
Son : Cédric Genet – Romain Huonnic – Elory Humez
Montage : Martine Armand
Dessins : Eddy Vaccaro
Musique Originale : HK
Directrices de production : Najiba Kanane – Léonor Bassu
Producteur délégué : Thierry Aflalou

Rachid oujdi :

« Réalisateur engagé ?!- C’est un terme que j’ai souvent entendu lors des différentes projections débats de mon précédent film  documentaire  « Perdus entre deux rives, les Chibanis oubliés ». Suis-je un réalisateur engagé ?-sincèrement je n’en sais rien ! Je ne me positionne pas ainsi. Je me considère plutôt comme un citoyen français qui s’interroge sur le monde qui l’entoure. Je me rends compte que je vais plus souvent sur des sujets sociétaux, sur des dysfonctionnements qui provoquent des injustices qui parfois m’agacent. Et plutôt que de ne rien faire, de ne rien dire… je m’engage à faire un film. »

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RACHID OUJDI

 

Le mot du ventre de la Baleine.

L’année dernière, nous avions reçu au mois de janvier, lors de deux soirées consécutives, HK pour sa lecture/concert « le Cœur à l’Outrage ». Ce soir là, parmi d’autres très belles chansons, HK a chanté « j’ai marché jusqu’à vous » qui est un des textes les plus touchants que j’ai depuis longtemps entendu. Cette chanson est en fait la chanson originale du film du même titre réalisé par Rachid Oujdi. Une grande partie du répertoire d’HK est inspiré par la défense des droits humains et souvent apparaît  dans ses chansons la problématique liée à l’émigration. Suite à sa venue à bord, nous avons été plusieurs à nous rendre sur la plateforme du parc Maximilien pour devenir à notre tour hébergeurs de migrants, rejoignant ainsi de nombreux citoyens, dont certains habitués du Ventre qui en étaient déjà depuis longtemps. Inviter Rachid Oujdi et projeter son film étaient donc la suite logique de cette aventure entamée l’année dernière. Le réalisateur et le chanteur sont deux artistes engagés dans la même lutte et amis dans la vie. Pour notre plus grand plaisir, HK nous rejoindra à nouveau à cette occasion pour débattre et chanter après la projection du film. Pour ceux qui l’ont raté l’année passée et qui ne le connaissent pas, voici le lien de la page de notre site le présentant pour sa venue de janvier 2018:  http://www.leventredelabaleine.net/events/hk-invite-dhonneur-ventre-de-baleine-france/

 

Rencontre entre des eleves du lycee van der Meersch de roubaix et HK, musicien poete etc originaire de Roubaix . Photo Ludovic Maillard La Voix du Nord

 

 

Presse, le monde tv :

Ils sont invisibles parce que la ville préfère fermer les yeux. Autour de la gare Saint-Charles de Marseille, pourtant, la caméra de Rachid Oujdi a su débusquer les nouveaux enfants des rues. Ceux qui n’ont même pas un sac de couchage, parce qu’ils débarquent ici sans bagage, hagards après avoir traversé deux, trois ou six pays. On les appelle les « MIE ». Ces « mineurs isolés étrangers » seraient 8 000 en France. Le réalisateur de ce Récit d’une jeunesse exilée a suivi un petit groupe, les a vus se présenter au Service d’accueil et d’accompagnement des mineurs étrangers non accompagnés et en repartir souvent sans solution.

Sans fioritures ni sanglots, celui qui avait déjà raconté les chibanis, ces travailleurs immigrés maghrébins retraités (Perdus entre deux rives, les chibanis oubliés, 2014), com­me des hommes entre deux mondes, raconte ces gamins en souffrance. Tous ressentent combien il est dur d’arriver en France seuls, en 2017, quand on a 13 ou 15 ans ; combien la rue est dangereuse pour eux, proies si faciles des réseaux.

Révolte citoyenne

Ils s’appellent Omar, ou Roméo, viennent d’Afghanistan ou d’Afrique et se retrouvent dehors dans ce pays qu’ils croyaient accueillant. Les images sont belles comme est belle l’éternelle Marseille, mais, pour eux, elles sont dures, comme sont durs l’exclusion, la faim, le froid, le manque de sommeil. S’ils redeviennent parfois des enfants l’espace d’un instant, souriant aux chanceux qui ont trouvé place dans la grande roue du Vieux-Port, ou se réjouissent de ceux qui sont au chaud dans le monde de la consommation de l’autre côté des vitrines, leur enfance est une longue blessure que Rachid Oujdi effleure, donnant à réfléchir sur ce que signifie aujourd’hui avoir signé la Convention des droits de l’enfant.

Engagé, ce documentaire inclut aussi la révolte citoyenne de ceux qui se heurtent au mur de l’administration. Le médecin, l’éducateur… tous arrivent à la même conclusion : seule une mobilisation citoyenne pourra permettre d’héberger les quelques dizaines d’enfants que l’administration n’a pas prévu de mettre à l’abri. Pourquoi celle-ci pousse-t-elle à « agir aux marges », s’interroge l’un d’eux ? S’il n’apporte pas de réponse, le beau travail de Rachid Oujdi a le mérite de poser la question.

Date / Heure :
Date(s) - samedi 16/02/2019
20 h 30

Emplacement :
Liège (centre ville) – Passerelle Saucy
Quai de Gaulle
4020 Liège
Belgique

Public :
Tout public (adulte)

Durée :

Prix :
10€ / 7€ (-18 ans)

Catégories :

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